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Le packshot et la théorie du double codage : pourquoi montrer le produit renforce la mémorisation ?

En publicité, le packshot fait partie intégrante des campagnes : on montre le produit, le logo, éventuellement une signature, puis le spot se termine.

Pourtant, réduire le packshot à une simple « convention » serait une erreur.

D’un point de vue cognitif, il constitue un moment stratégique. C’est souvent à cet instant que se joue une partie essentielle de la mémorisation publicitaire : l’association entre ce qui est vu, ce qui est entendu et ce qui doit être retenu.

Cette efficacité s’explique notamment par un principe bien documenté en psychologie cognitive : la théorie du double codage.

1. La théorie du double codage

La théorie du double codage a été formulée en 1971 par le psychologue canadien Allan Paivio. Ses travaux portaient sur les mécanismes de représentation mentale et de mémoire.

Paivio part d’une observation simple : nous ne traitons pas toutes les informations de la même manière. Certaines sont traitées verbalement (mots, concepts, formulations), tandis que d’autres sont traitées sous forme d’images mentales (objets, formes, scènes, configurations visuelles).

Son hypothèse est que ces deux systèmes de traitement fonctionnent de manière distincte mais peuvent également se renforcer mutuellement.

Autrement dit, lorsqu’une information est encodée à la fois verbalement et visuellement, elle bénéficie de deux voies d’accès en mémoire. Cela augmente ses chances d’être stockée, reconnue puis rappelée plus tard.

Un principe qui a eu une influence importante sur la recherche en apprentissage, en pédagogie, en communication et, naturellement, en publicité.

2. Pourquoi le cerveau retient mieux ce qu’il voit et ce qu’il entend ?

La mémorisation n’est pas uniquement une question de répétition. Elle dépend aussi de la qualité de l’encodage initial.

Lorsqu’un individu entend uniquement un nom de marque, il traite principalement une information verbale. Lorsqu’il voit uniquement un produit, il traite principalement une information visuelle.

Mais lorsque le nom, le produit, la promesse ou le slogan apparaissent simultanément dans une même séquence cohérente, le cerveau crée plus facilement un lien entre ces différents éléments.

Cette association produit plusieurs effets cognitifs importants.

D’abord, elle réduit l’effort de traitement. Le spectateur n’a pas besoin de reconstituer mentalement ce qui appartient à quelle marque.

Ensuite, elle facilite la reconnaissance ultérieure. Lorsqu’il revoit le produit en rayon, le consommateur peut plus facilement activer la trace mémorielle déjà construite.

Enfin, elle crée un effet de familiarité. Or, en psychologie cognitive, la familiarité joue un rôle déterminant dans les mécanismes de préférence, de confiance et de choix.

Autrement dit : ce que l’on reconnaît facilement est souvent perçu comme plus évident, plus accessible, parfois même plus crédible.

3. Le packshot : un moment de synchronisation cognitive

C’est précisément là que le packshot prend toute sa valeur.

Le packshot n’est pas seulement le moment où l’on “montre le produit”. C’est le moment où la communication peut synchroniser plusieurs signaux cognitifs en une seule unité perceptive.

Concrètement, un packshot efficace peut réunir :

  • la représentation visuelle du produit ;
  • le nom de la marque ;
  • une mention orale ;
  • une promesse ou une signature ;
  • un contexte de consommation.

Cette convergence est importante. Elle permet au cerveau de relier immédiatement ce qu’il voit à ce qu’il entend et à ce qu’il doit retenir.

Le packshot agit donc comme un point de cristallisation mémorielle.

Dans un environnement publicitaire marqué par la fragmentation de l’attention, cette capacité de synthèse devient particulièrement précieuse.

4. La réduction de la charge cognitive

Comme nous venons de l’énoncer, la publicité se déroule dans un contexte d’attention limitée. Le spectateur ne mobilise généralement qu’une faible partie de ses ressources cognitives.

Dans ce contexte, un packshot bien construit joue un rôle de simplification.

Il réduit la charge cognitive en facilitant la réponse immédiate à trois questions fondamentales :

  • Qui parle ?
  • Quel est le produit/service ?
  • Que faut-il retenir ?

Lorsque ces trois dimensions sont alignées, le traitement devient plus fluide.

Cette fluidité cognitive est importante car elle améliore la capacité de mémorisation, mais aussi d’attribution de la publicité à la marque.

En d’autres termes, un spot peut être apprécié… sans être correctement attribué. Un packshot bien construit contribue justement à réduire ce risque.

5. Le packshot comme levier de performance

La théorie du double codage rappelle une idée fondamentale : la mémorisation est une condition de l’efficacité publicitaire. Autrement dit, si le message n’est pas retenu, son impact commercial reste limité.

Le packshot devient alors bien plus qu’un élément d’exécution.

Il constitue un levier de performance parce qu’il organise la rencontre entre perception, compréhension et attribution, pour renforcer la mémorisation.

Montrer clairement le produit, le nommer, l’inscrire dans une scène cohérente : ce sont des choix créatifs qui ont des effets cognitifs mesurables.

Et à terme, ces effets influencent la reconnaissance en rayon, la préférence de marque et la conversion.

Conclusion : la question à se poser

Avant de finaliser une campagne, une question mérite donc d’être posée :

Votre packshot permet-il réellement de créer un double encodage verbal et visuel ?

Si la réponse est non, il est probable qu’une partie du potentiel mémoriel de la campagne soit perdue.

Chez Impact Mémoire, nous analysons les mécanismes cognitifs qui influencent la performance publicitaire afin d’évaluer la capacité réelle d’un message à produire un effet utile pour la marque.

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